Jean-Michel Defromont, un grand monsieur du récit de vie a tiré sa révérence au début de l’été. Il était depuis 1973 une des chevilles ouvrières du Mouvement ATD Quart Monde. Et lui, son truc, c’était de recueillir au plus près les mots des plus pauvres, leurs mots de désespoir et leurs mots de courage. Leurs mots pour l’avenir aussi. Une lettre de la Délégation Générale ATD Quart Monde que je reçois aujourd’hui le décrit ainsi :
Jean-Michel est de ceux qui donnent un sens profond à l’écriture quotidienne à laquelle le Mouvement est attaché : rassembler ce qui est épars dans les êtres pour découvrir leur charpente, leur permettre de prendre conscience qu’ils sont debout, qu’ils sont quelqu’un, qu’ils éclairent l’humanité et la sortent de son obscurité, de sa honte.
J’ai découvert la force de ses récits en lisant le soir à mes enfants son premier ouvrage La boîte à musique. Mon engagement aux côtés d’ATD en Suisse et mon engagement en récits sont nés là, dans les mots mis en musique par Jean-Michel. Merci.

